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  • Attaque de chien

    Un homme de 54 ans qui aurait ordonné à son pitbull d’attaquer sa conjointe, dimanche, lors d’une dispute amoureuse, a été formellement accusé mardi d’agression armée. L’incident est survenu dimanche, vers 22 h, sur la rue Randall dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal. À la suite d’un différend, l’accusé, Mark Léonard, aurait ordonné au chien du couple d’attaquer sa conjointe de 47 ans. L’animal aurait obéi et se serait projeté sur la victime, en la mordant à plusieurs reprises. La femme a subi des blessures légères au bras et au dos. Les secours ont été appelés et son état a été évalué sur place et n’a pas nécessité de transport à l’hôpital. L’homme est demeuré détenu après sa comparution et ne serait pas très collaboratif avec les autorités, qui croyaient au départ avoir perdu la trace du chien. Le pitbull a toutefois été localisé par la patrouille canine, au domicile de l'accusé, en compagnie de la victime. Celle-ci refuse de rendre le chien aux autorités de la Ville de Montréal, en plus d’avoir modifié sa version des faits et n’aurait plus l’intention de porter plainte contre son conjoint. Les accusations d’agression armée devraient toutefois être maintenues contre Mark Léonard. Comme il y a eu morsure, les autorités ont dix jours pour récupérer le chien, soit par le biais d'un mandat ou d'autres papiers légaux ou encore par consentement du propriétaire.

  • Fuites dans la presse

    L'Association générale des journalistes professionnels de Belgique (AGJPB) s'inquiète dans un communiqué mercredi de deux projets du ministre de la Justice Koen Geens concernant les fuites d'informations. Pour l'association, ceux-ci minent "directement ou indirectement la protection des sources journalistiques". L'AGJPB vise notamment le projet du ministre d'augmenter les peines en cas de violation du secret professionnel. "Ce sont les 'fuites' dans la presse qui, en réalité, sont visées. Ce projet vise en fait à faire passer cette infraction dans la catégorie de celles qui permettent l'utilisation de méthodes particulières de recherche comme les écoutes téléphoniques ou le traçage informatique", détaille Martine Simonis, secrétaire nationale. "Des méthodes qui, si elles sont employées à l'égard des sources des journalistes, aboutiront à leur ôter toute protection." L'autre projet est de permettre aux services de renseignements de retirer la protection attachée au titre de journaliste professionnel s'ils considèrent que le porteur de ce titre n'est pas vraiment un journaliste. "Il n'appartient pas à une autre instance, en l'occurrence aux services de renseignements, de 'retirer la protection due à ce titre'", plaide l'association. Pour cette dernière, "si les garanties dont les journalistes professionnels bénéficient posent problème en matière de terrorisme ou de radicalisme", cette question doit être débattue ouvertement avec les représentants de la profession. Martine Simonis rappelle enfin que la législation actuelle comporte déjà une exception autorisant à lever la protection des sources des journalistes professionnels "en cas de menaces sur l'intégrité physique des personnes". "Le travail journalistique ne peut se contenter de l'information officielle dès lors que l'information revêt un caractère d'intérêt général. Les sources confidentielles doivent être protégées. L'AGJPB refuse que par des moyens détournés cette protection soit affaiblie", conclut le communiqué. (Belga)