Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

Discriminations en Asie du Sud en 2016

En 2016, des milliers de personnes ont manifesté contre la discrimination et la violence à l’encontre des dalits. Les populations marginalisées ont, cette année encore, été souvent méprisées par les gouvernements dans leur course à la croissance économique. Des millions de manifestants ont protesté contre des modifications du droit du travail. Des Noirs ont été confrontés au harcèlement, à la discrimination et aux violences racistes dans plusieurs villes. De plus en plus de crimes violents et de violences sexuelles visant des femmes ou des filles ont été signalés, mais les auteurs de ces actes jouissaient généralement d’une totale impunité. Les femmes issues de groupes marginalisés étaient en butte à une discrimination systémique. La législation indienne érigeait en infraction le racolage dans un lieu public, ce qui exposait les travailleuses et travailleurs du sexe à une série d’atteintes à leurs droits humains. L’article 377 du Code pénal indien était toujours utilisé pour sanctionner pénalement les relations sexuelles librement consenties entre adultes de même sexe, bien qu’il ait été contesté devant la Cour suprême. Le gouvernement indien a adopté une loi bancale sur les droits des personnes transgenres, qui a été critiquée par des militants à cause de sa définition problématique de ce qu’est une personne transgenre et de ses dispositions inadaptées contre la discrimination. Le Bangladesh a été le théâtre d’une série d’homicides et d’autres attaques visant des blogueurs, des athées, des étrangers et des personnes LGBTI, semble-t-il pour des raisons militantes. Les autorités ont réagi tardivement, arrêtant près de 15 000 personnes. Le gouvernement a souvent transigé avec son obligation de poursuivre les responsables qui utilisaient des mesures comme la détention arbitraire et secrète. Des attaques pour lesquelles personne n’a eu à rendre de comptes, telles que l’assassinat de Xulhaz Mannan, rédacteur en chef d’un magazine LGBTI, et de son ami Tanay Mojumdar, ont souligné le manque de protection pour les militants pacifiques. Des défenseurs des droits humains ayant fait l’objet de menaces similaires ont déclaré que la police ne les protégeait pas suffisamment ; d’autres hésitaient à s’adresser à la police car ils craignaient d’être inculpés ou harcelés Au Sri Lanka, les personnes LGBTI étaient en butte au harcèlement, à la discrimination et à la violence. Les auteurs de violences à l’égard des femmes et des filles restaient souvent impunis, y compris les militaires coupables de viol, et peu de mesures ont été prises pour lutter contre la violence domestique. Des Tamouls se sont plaints d’avoir été victimes de profilage ethnique, de surveillance et de harcèlement de la part de policiers qui les soupçonnaient d’être liés aux LTTE. Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale [ONU] a conclu que la Loi relative à la prévention du terrorisme était utilisée de manière disproportionnée contre les Tamouls. Des chrétiens et des musulmans auraient été harcelés, menacés et attaqués, notamment par des sympathisants de groupes politiques bouddhistes cingalais extrémistes. La police n’a pris aucune mesure à l’encontre des agresseurs et, dans certains cas, a reproché aux membres des minorités religieuses de les avoir provoqués.

Les commentaires sont fermés.