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  • Flipper & Co

    Récemment, j'ai nagé avec des dauphins. Ca s'est passé à Cannes, et je dois admettre que ça m'a fait une forte impression : quand on se retrouve à leurs côtés, on se rend compte à quel point ces créatures sont magnifiques. Comme je suis curieux de nature, j'ai cependant tenté d'en savoir plus sur ces animaux à nuls autres pareils, et je dois dire que j'ai été assez interloqué par ce que j'ai découvert. Je savais bien sûr que les dauphins étaient des mammifères, mais je ne discernais pas vraiment comment ça se traduisait dans les faits. C'est pourquoi j'échange avec vous mes récentes découvertes. Son statut de mammifère suppose en premier lieu que le dauphin est doté de poumons, tout comme l'homme : d'un point de vue pratique, il ne peut par conséquent tenir plus de quelques minutes dans les profondeurs sans remonter à l'air libre remplir ses poumons ! En second lieu, la femelle ne porte qu'un seul enfant à la fois : la gestation est de 11 mois, et elle l'allaite durant près de 8 mois. Tout comme la plupart des mammifères, donc ! Mais la chose qui m'a le plus frappé, ça reste quand même son origine. Il y a longtemps, son ancêtre évoluait en effet... sur la terre, aux abords des côtes ! Cet ancêtre était une bête arborant poils et sabots, vivant de poissons et d'amphibiens. Et ce, jusqu'à ce qu'un formidable chambardement climatique provoque la suppression de presque toute vie sur terre. Pour échapper aux prédateurs restants, le mésonyx s'est donc réfugié dans l'eau. Son organisme a ensuite muté petit à petit pour s'ajuster à ce nouveau milieu : ses pattes avant se sont modifiées pour devenir des nageoires, ses pattes de derrière ont disparu, et ses narines sont allées vers le haut du crâne pour qu'il soit capable de respirer en continuant à nager. Voilà donc le grand mystère des dauphins : c'est cette lointaine ascendance terrestre qui fait qu'ils sont munis de poumons, n'ont pas d'oeufs, et nourrissent leurs bébés comme les mammifères terrestres ! La vie est vraiment étonnante, non ? Toujours est-il que si nager avec les dauphins vous tente, je vous recommande chaudement l'expérience. Pour avoir plus d'infos, c'est par ici que ça se passe ! :-) Pour plus d'informations, allez sur le site de nage avec les dauphins.

  • Le travail de supervision

    Au sein du secteur capitaliste, l’exclusion de la sphère du travail productif de la fraction du travail de supervision liée aux spécificités de l’exploitation capitaliste n’apparaît pas clairement sous la plume de K. Marx. L’interprétation qui en ferait un travail improductif poserait un problème d’ordre logique, en faisant intervenir un critère « évaluatif » (Laibman 1999). En clair, il s’agirait de la seule catégorie de travail considérée comme improductive au seul motif qu’elle disparaîtrait dans une forme sociale plus élevée. Précisons qu’il n’en va pas de même du travail dit de circulation, sur lequel on reviendra dans un instant. Celui-ci est certes lié aux formes marchandes de l’économie, et est destiné à disparaître avec elles ; mais ce n’est pas le motif pour lequel il se voit écarté du travail productif. Au demeurant, le travail consacré à la production d’armes, de biens de luxe, d’affiches publicitaires ou de livres de propagande religieuse, est tout aussi typique d’une organisation sociale jugée aberrante ; cela ne le rend pas pour autant improductif. Ainsi, la fraction du travail de supervision propre au caractère exploiteur du capitalisme, qui ne se distingue en rien des autres travaux consacrés, directement ou indirectement, à la production des marchandises, ne peut subir un traitement d’exception, et être la seule dont le caractère improductif devrait être déterminé par son inutilité dans le cadre d’une société communiste. La cohérence impose de considérer que tout travail de surveillance ou d’organisation, dans la mesure où il s’inscrit dans la production capitaliste de marchandises par le « travailleur collectif », est productif de plus-value, indépendamment de son caractère historiquement déterminé ou de sa nécessité technique.