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Sport

  • Du L-39 à Lille

    La vie est courte. Très courte. C'est pour cela qu'il faut en profiter. Et c'est pour cela que, le week-end dernier, je me suis essayé au vol en avion de chasse. Ca s'est passé à Lille, et je peux vous garantir que pendant cette demi-heure de vol, j'ai été au septième ciel ! :) J'y suis pourtant allé un peu les mains dans les poches, persuadé qu'il s'agirait d'un simple vol sensationnel. Je n'étais après tout pas un bizut : j'avais déjà tenté un baptême en biplace par mauvais temps. Je pensais donc très naïvement être prêt pour les sensations de vol à bord d'un avion de chasse. Bref, parfois, je plane complètement. Parce qu'évidemment, j'étais loin du compte. Si je devais confronter les sensations de ces deux vols, je dirais que le vol en biplace est un simple bleu sur le genou ; tandis que le vol en Fouga, c'est plus proche d'une crise cardiaque. Dès le départ, les sensations sont spectaculaires : on a comme l'impression d'avoir fusionné avec l'appareil tellement on se fond dans le siège. Et ce n'est là que la mise en bouche ! Car juste après, l'on passe aux choses sérieuses avec les acrobaties aériennes. Et là, ça devient complètement fou ! Sous l'effet des G, le simple fait de lever la main devenait complexe. A chaque changement de trajectoire, je devais également contracter mes muscles pour éviter de tomber dans les pommes ! Mais le moment qui m'a le plus marqué, ça reste lorsque le pilote m'a expliqué comment effectuer une acrobatie, puis m'a soudain annoncé qu'il me laissait aux commandes. Fasciné, j'ai pu faire quelques virages et même m'essayer à faire un tonneau ! Mon pilote n'a même pas essayé de m'en empêcher. Au contraire, il a levé les mains pour me signifier que je me débrouillais très bien et sans aide ! Énorme moment que celui-là, à tel point que j'ai encore du mal à croire que je l'ai vraiment vécu. En tout cas, si vous en avez un jour la possibilité, je vous invite à le vivre vous aussi ! Je vous mets en lien le site où j'ai déniché ce vol à Lille. Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du blog sur ce de baptême en L-39 qui est très bien fait sur ce thème.

  • Conduite neigeuse

    Je pense que se confronter au danger est un besoin fondamental chez l'être humain. Il a besoin de ressentir cette peur à intervalles réguliers. Et quand le danger manque, c'est alors lui qui le cherche. Il y a quelques jours, par exemple, je suis parti à Chamrousse pour effectuer un stage de conduite sur glace. Et alors que j'évite de conduire par temps de verglas, j'ai beaucoup apprécié de pouvoir conduire sur la glace comme un pro ! Et surtout, à me faire de belles frayeurs ! C'est étrange, en fait. L'on s'emploie à essayer des activités qui, dans l'univers du quotidien, sont une plaie. Tenez, le train fantôme, par exemple. Voilà une machine conçue dans un seul but : effrayer. La peur est pourtant une émotion gênante. Mais dans un train fantôme, l'on paye pour la ressentir. L'homme exécute de fait intentionnellement des activités qui, si elles n'étaient pas proposées dans un contexte spécifique, seraient vécues comme un problème. Ce procédé est franchement hallucinant, en vérité. Nous cherchons par ce moyen à renouer avec cette impression que nous ressentions avant que notre monde moderne ne nous protège : la peur. Et de fait, elle nous est vendue sous une infinité de formes. Les jeux vidéo nous offrent par exemple de combattre, de chasser, ou alors d'échapper à une nuée de pièges particulièrement tordus. On peut en fait vivre dans ces mondes de pixels ce qui a été supprimé de notre existence : le danger. La menace qui a longtemps commandé nos habitudes s'est à présent changée en une source de divertissement sans fin. C'est au point où notre société de confort en vient à entretenir un véritable fantasme de destruction et de retour au chaos. De nombreux romans décrivent ainsi la fin de notre civilisation, que ce soit par des infestations de zombies ou la guerre. Ce n'est en rien un hasard : en plus d'offrir du danger à ses lecteurs, ces livres sont aussi les témoins d'un véritable fantasme, d'une nostalgie bien réelle du danger. Pour finir sur une note plus légère, j'ai beaucoup aimé ce stage de conduite sur glace à Chamrousse. D'ailleurs, je vous mets en lien le prestataire par lequel je suis passé.